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Le temps passe vite . Ce que je fais , ce que je ressens n'est jamais suffisant . Les gens sont moches : c'est l'hivers . Je regarde en arrière comme pour tenter d'apercevoir à quel moment j'aurais dû ouvrir les yeux . Le plus souvent je fonce , persuadée que je n'en ai plus rien à foutre , inconsciente , je cherche une putain d'échappée . L'été semble si loin . Je vis par procuration . J'obsèrve les gens , je les écoute comme pour trouver certaines de mes solutions . Les gens changent et je regrette de devoir passer par une prise de conscience dramatique . J'essaie de me créer un personnage , de me constituer de choses concrêtes plutôt que d'être cette fille dans le vague . Au lieu de quoi , je tombe . J'ai essayé des tats de choses pour que tu succombes à ma séduction , et toi aussi , et toi aussi , et toi aussi . Je joue la fille à fort caractère , distante , sensible , fragile , candide . J'ai les genoux écorchés à force d'adapter mon personnage selon mon interlocuteur . J'ai l'air d'une putain de vieille connasse de déprimée chronique , rien à foutre , bordel . Ma vie est un scénario , un spectacle , je suis un pantin . Et tout ça démarre lors d'un moment d'égarement , un mauvais choix mais , nageoires atroffiées obligent , je me suis laissée dépasser par les évènements . Je bois la tasse . Je brule . On pourrait croire que je suis en train de pleurer toutes les larmes de mon corps , le flingue à la main . Ca serait plutôt décevant . Je vois les choses de façon objective et je préfère adopter une attitude stoïque plutôt que de ma laisser envahir par je-ne-sais-quel horrible sentiment de vulnérabilité et de désarmement . Certaines personnes ne peuvent se résoudre au fait que la vie n'ait aucun sens et qu'à la fin on meurt . Mais , puisque je suis là , autant m'en faire profiter . Au diable les erreures . Pourquoi en sont-elles d'ailleurs ? A cause des conventions , de papa maman qui te remontent les bretelles parce-que tu fais mal . On m'a fait croire que si je n'avais pas un diplôme universitaire , un boulot à durée indéterminée avec un putain de salaire et une jolie maison , j'étais foutue et je n'avais pas ma place dans la société . Je préfère crever en tant que clocharde dans une rue pleine de pisse , fidèle à moi-même , plutôt que d'avoir passé une longue vie sur Terre à me vendre , à à tout prix faire croire aux gens que je vaux mieux qu'un autre , à en écraser certain . Je ne veux pas finir chaque jour un verre à la main , en me regardant dans le miroire en répétant " je te hais , je te hais , je te hais , je te hais ..." , ou pire , être perdue dans un rôle ou je suis persuadée que telle devait être ma vie , que je suis quand même bien , sous Prozac , devant la cheminée . C'est très select en ce moment , c'est une philosophie assez prétencieux adoptée par des gauchistes bourgeois , des bobos et des communistes fortunées ( des espèces de vieux connards qui crachent sur le système qui les nourris) : carpe diem . En référence à ce latin inapplicable , je voudrais mentionner le fait que l'avenir ne sera pas forcément meilleur ( et ce , sans être pire ) , contrairement à ce que disent certains . C'est vrai , à quoi bon faire semblant ? Se reposer sur la magie , se persuader de vivre à fond un moment sous prétexte que je-ne-sais-qui nous a dicté que c'était ça le bonheur ? A quoi bon compter sur l'imaginaire ? Nous sommes dans la réalité , certaines vérités blessent terriblement mais je ne veux pas avoir besoin de m'aveugler ni de me persuader de quoi-que-ce-soit pour être heureuse . Je veux pouvoir rester lucide lorsque je le décide .

Le temps passe vite . Ce que je fais , ce que je ressens n'est jamais suffisant . Les gens sont moches : c'est l'hivers . Je regarde en arrière comme pour tenter d'apercevoir à quel moment j'aurais dû ouvrir les yeux . Le plus souvent je fonce , persuadée que je n'en ai plus rien à foutre , inconsciente , je cherche une putain d'échappée . L'été semble si loin . Je vis par procuration . J'obsèrve les gens , je les écoute comme pour trouver certaines de mes solutions . Les gens changent et je regrette de devoir passer par une prise de conscience dramatique . J'essaie de me créer un personnage , de me constituer de choses concrêtes plutôt que d'être cette fille dans le vague . Au lieu de quoi , je tombe . J'ai essayé des tats de choses pour que tu succombes à ma séduction , et toi aussi , et toi aussi , et toi aussi . Je joue la fille à fort caractère , distante , sensible , fragile , candide . J'ai les genoux écorchés à force d'adapter mon personnage selon mon interlocuteur . J'ai l'air d'une putain de vieille connasse de déprimée chronique , rien à foutre , bordel . Ma vie est un scénario , un spectacle , je suis un pantin . Et tout ça démarre lors d'un moment d'égarement , un mauvais choix mais , nageoires atroffiées obligent , je me suis laissée dépasser par les évènements . Je bois la tasse . Je brule . On pourrait croire que je suis en train de pleurer toutes les larmes de mon corps , le flingue à la main . Ca serait plutôt décevant . Je vois les choses de façon objective et je préfère adopter une attitude stoïque plutôt que de ma laisser envahir par je-ne-sais-quel horrible sentiment de vulnérabilité et de désarmement . Certaines personnes ne peuvent se résoudre au fait que la vie n'ait aucun sens et qu'à la fin on meurt . Mais , puisque je suis là , autant m'en faire profiter . Au diable les erreures . Pourquoi en sont-elles d'ailleurs ? A cause des conventions , de papa maman qui te remontent les bretelles parce-que tu fais mal . On m'a fait croire que si je n'avais pas un diplôme universitaire , un boulot à durée indéterminée avec un putain de salaire et une jolie maison , j'étais foutue et je n'avais pas ma place dans la société . Je préfère crever en tant que clocharde dans une rue pleine de pisse , fidèle à moi-même , plutôt que d'avoir passé une longue vie sur Terre à me vendre , à à tout prix faire croire aux gens que je vaux mieux qu'un autre , à en écraser certain . Je ne veux pas finir chaque jour un verre à la main , en me regardant dans le miroire en répétant " je te hais , je te hais , je te hais , je te hais ..." , ou pire , être perdue dans un rôle ou je suis persuadée que telle devait être ma vie , que je suis quand même bien , sous Prozac , devant la cheminée . C'est très select en ce moment , c'est une philosophie assez prétencieux adoptée par des gauchistes bourgeois , des bobos et des communistes fortunées ( des espèces de vieux connards qui crachent sur le système qui les nourris) : carpe diem . En référence à ce latin inapplicable , je voudrais mentionner le fait que l'avenir ne sera pas forcément meilleur ( et ce , sans être pire ) , contrairement à ce que disent certains . C'est vrai , à quoi bon faire semblant ? Se reposer sur la magie , se persuader de vivre à fond un moment sous prétexte que je-ne-sais-qui nous a dicté que c'était ça le bonheur ? A quoi bon compter sur l'imaginaire ? Nous sommes dans la réalité , certaines vérités blessent terriblement mais je ne veux pas avoir besoin de m'aveugler ni de me persuader de quoi-que-ce-soit pour être heureuse . Je veux pouvoir rester lucide lorsque je le décide .
Bring Me To Life

# Posté le mercredi 25 février 2009 15:25

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