* Et puisqu'il est déjà trop tard maintenant, je préfère manifester un peu de compassion et d'intérêt. Qui sait de quoi sera fait demain? Est-ce que quelqu'un m'entend?! Je suis totallement ailleurs. Je dévore ce que je peux, boulimique de la vie. Entre temps viennent de moments paisibles entre amis. Je couche ça sur mon écran. Tout me paraît tellement vrai, je ne peux y croire. Je m'émoustille. Je trémousse mon cul dans un mini short sous un soleil de plomb. N'est-ce pas la belle vie que de pouvoir se prélasser, transpirer au soleil à demi comateuse, se plaignant timidement de cette chaleur inhabituelle? Canicule un jour sur deux. Hâlée des pieds à la tête, j'expose ce que je peux dans la limite du raisonnable. L'air frais de la mer a dilaté mes alvéoles pulmonaires, je refume une cigarette. Craignos, un peu. Sois prudente.
Un mois a passé. Au début c'était carrément la mort. Maintenant, je me brosse les dents tout le temps. Je me lave presque tous les jours. Tant que l'on ne s'approche pas de trop prêt, l'expérience reste sans risque. La lune plaine d'hier m'éclaire encore un peu l'esprit. Tu sais Cécilia, je ne savais pas que j'avais besoin de toi. Je me sens farouchement démasquée. Tu es une sorte d'équilibre, inconditionnellement à l'écoute, prête à échanger. J'attends la poussée d'euphorie qui arrive à chaque fois que je me dis que je t'aime bien.
Un mois, 30 jours , quatres semaines. C'est l'idéal pour faire un bilan? Je vais faire la chenille. Et me métamorphosé en joli, gentil petit papillon. Enfin, un truc comme ça, je vous assure je ne suis pas Hermione Granger. Ca fait un peu Ranger nan? Comme les rangers de l'espace... C'était une parenthèse, il faut faire comme si j'en avais mises. Je bois de la musique, j'écoute du coca light et je mange des arbres. (Si c'est des batons d'anie, ça n'serait pas une connerie ce que je viens de dire, mais j'parle pas de ça , évidemment) .